Nous, Union des Espaces Culturels Autogérés (UECA), avons souhaité rejoindre, sous la bannière d’Euromayday, le traditionnel défilé du 1er mai afin de marquer notre solidarité avec les travailleurs ; les acteurs culturels figurants, en excellente position, dans le triste palmarès des travailleurs précaires ! Par notre participation, nous réaffirmons nos revendications et affichons aussi plus largement notre désir d’accompagner un monde en pleine mutation.
Depuis son origine, l’esprit fédérateur d’Euromayday a su élargir les revendications des travailleurs pour s’ouvrir plus globalement à toutes les revendications sociales, qu’elles soient ethniques, politiques, culturelles, écologiques ou sexuelles, anticipant à sa manière un besoin d’expression fondamental d’un monde en crise d’identité. En effet, les économistes annoncent la fin du néolibéralisme, les politiques promettent l’avènement d’un capitalisme éthique, les industriels et les publicitaires rêvent d’une croissance verte, et nous ? Le moment est peut-être venu pour nous tous de dompter notre « capitaliste intérieur » et de retrouver notre artiste intérieur, d’utiliser moins de biens et de créer plus de liens, d’apprendre à gagner du plaisir plutôt que de l’argent.
Les acteurs culturels (et contre-culturels !) ont toujours su anticiper les changements de manière visionnaire. Aujourd’hui, en proposant des alternatives universelles, ils sont plus que jamais au cœur de la régénération d’un monde à venir « plus beau » et « plus présentable ».
« L’imagination au pouvoir » doit rester un slogan d’artiste-citoyen, non de politicien !


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